• Guardiola à Manchester City : Pourquoi faut-il y croire ?

    Club - Publié le : 05/12/2012 par Citizens
  • L'Angleterre n'effraie plus les ibériques qui pratiquent le beau jeu. C'est un constat. Xabi Alonso, Torres, Arbeloa ont réussi à s'imposer en Premier League sous l'ère Benitez. Plus récemment, Roberto Martinez a imposé sa vision à Swansea puis à Wigan. Juan Mata, David Silva, Santi Cazorla et dans une moindre mesure Michu, font aujourd'hui partie des meilleurs éléments du championnat. Chacun d'eux s'est efforcer de prouver que l'Angleterre et ses mœurs trop souvent stéréotypées ne terrifient plus le sud de l'Europe. Mieux, le phénomène Swansea et le titre de Manchester City l'an passé ont montré au monde du football qu'un jeu technique, rapide et huilé pouvait parfaitement efficace sur l'île Britannique. La physionomie du modèle catalan et de Pep Guardiola devrait pouvoir s'exporter sans trop de problèmes.   

  • Une opération séduction ?

    L'arrivée de Ferran Soriano et de Tixki Berigistain, pour ne citer qu'eux, ont constitué un véritable tournant dans la gestion du club. Après avoir pris son temps pour mettre en place une équipe compétitive et de qualité, le Cheick Mansour et notamment son bras droit Khaldoon Al Mubarak continuent de faire grandir Manchester City et l'amène petit à petit vers une dimension mondiale. Depuis 2008, le club bleu-ciel a connu des bouleversements  énormes et une progression toujours plus importante. Le staff technique, par exemple a mis plusieurs années pour suivre le changement de niveau. Il a fallu attendre l'arrivée de Roberto Mancini en lieu et place de Mark Hughes pour que les SkyBlues puissent enfin avoir une équipe technique au niveau du club grâce au réseau de Mancini, qui a amené dans ses valises Lombardo, Battara, Carminati... En revanche, l'équipe de gestion, les « bureaucrates » du club n'ont jamais vraiment  suivi cette évolution et l'ancienne équipe était un peu dépassée quand des crises ont éclaté (affaire Tévez, comportement de Balotelli, l'attitude Marwood envers Mancini...). Il a donc fallu attendre plus de quatre ans pour voir un staff de direction capable de gérer un tel club. Mais cette « modernisation » des gestionnaires ne sera-t-elle pas un moyen de convaincre Pep Guardiola de rejoindre City ? 

    Les recrutements de Ferrian Soriano, Marc Boixassa, Esteve Calzada, Tixki Begiristain et de Jose Ramon Alesanco ne sont pas directement liés à Guardiola, il faut être clair sur ce point. Ces derniers ont été choisis pour leur talent de gestionnaires, pour leur expérience au sein des plus grands clubs du monde (Le FC Barcelone en l'occurrence). Ils forment aujourd'hui l'une des meilleurs équipe de dirigeants de la planète car, le club a choisi les plus compétents dans chaque domaines de compétence. Un autre de leur point fort non négligeable concerne, en revanche, leurs relations dans le football mondial : joueurs, agents, entraîneurs... Si Josep devait signer chez les Citizens, il trouverait des connaissances, des personnes de confiance et, surtout, quelque chose de primordial pour un entraineur : le soutient et la confiance de ses supérieurs. Cette confiance perdue qui l'a poussé à quitter le Barça à cause des affaires internes de direction entre Rosell et ses opposants. Bien sûr, parler d'opération séduction est un peu osé, mais il est vrai que le recrutement des grands dirigeants Barcelonais devrait faciliter l'intrusion de l'entraîneur le plus convoité au monde à Manchester. Il trouverait une équipe de haut niveau, des personnalités qu'il apprécie (Tixki est très proche de Guardiola) et également un challenge à la hauteur de ses objectifs.  

     

     

    Une ambition en adéquation avec celle de Pep.

     L'ambition. C'est la deuxième atout de City. Tout le monde à conscience que l'ancien N°4 catalan recherche un projet solide, sur la durée, avec un but sportif de grande importance. Parallèlement, City est en train de se préparer un avenir radieux, ses futurs aménagements vont être sans égal dans le monde et l'ambition est le maître-mot du long-terme. Le club cherche également un entraîneur capable de briller dans les grandes compétitions et qui sera en mesure de soutenir et de faire progresser son équipe. Parfait ? Presque. Il y a une seule chose qui est incertaine : le technicien va-t-il accepter de signer dans un club qui possède une image aussi « sale » à l'étranger ? Manchester City souffre encore beaucoup de son image hors des frontières anglaises. La sombre et coûteuse période où Mark Hughes dirigeait l'équipe est restée comme un cliché dans les mémoires, notamment en Espagne. Il faudra donc convaincre Guardiola autrement qu'avec un argument financier.  

    Si Manchester City a vraiment décidé de faire signer l'ancien milieu barcelonais, il va donc falloir présenter plus que de l'ambition : un vrai projet. Personne ne peut imaginer que Guardiola privilégie l'argent et la gloire personnelle à un vrai challenge sportif. Avec un stade qui va être rénové pour concurrencer les plus grandes antres d'Europe, un futur centre de formation qui n'aura que la Masia et la Castilla pour concurrence, des filiales en pleines extensions autour du monde et un soutien financier, Manchester City possède une force de persuasion sans égale. Justement, le projet du centre de formation pourrait être l'élément non-négligeable qui fera pencher Guardiola en faveur d'Eastlands. L'ex-technicien du FCB a toujours donné beaucoup d'importance à la formation ; il a lancé dans le grand bain des footballeurs excellents mais à qui les autres observateurs ne promettaient pas un avenir aussi radieux (Pedro, Busquets, Cuenca...). Il a su lire en eux tout le talent qu'il possédait et qui ne demandait qu'à être exposé au plus haut niveau. Étant issu du centre de formation le plus performant du monde et également pour avoir dirigé cette formation avant de s'asseoir sur le banc Blaugrana, Guardiola devrait être obligé de mettre l'accent sur ce point. Aucun club n'est aujourd'hui capable de faire mieux que City dans ce domaine-là.  

     

     

    Pour faire simple, Guardiola aurait tout pour se plaire sur le banc de Manchester City FC.  L'Angleterre attire de plus en plus, les méthodes espagnoles séduisent en outre-manche. Depuis quelques années, les exigences de la Premier League évoluent et la disparition progressive des « Pitbulls » (De jong, Barton, ...) confirme l'ascension du beau football chez les Britanniques. Pep trouverait à City énormément de qualité, que ce soit dans la direction ou dans le noyaux même des joueurs, eux qui n'attendent qu'un projet de jeu solide pour atteindre des sommets. Il ne manque donc plus que le plus grand entraineur du monde pour faire de City la meilleure équipe du monde, tout simplement.   





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