• ITW exclusive d'Ousmane Dabo !

    Interview - Publié le : 16/12/2012 par Citizens

  • Ousmane Dabo, joueur de Manchester City entre 2006 et 2008 s'était déjà livré à propos du derby des Manchester la semaine dernière. Voici la suite de son interview, sans détours.

  • Penses-tu que tu étais, un peu à l'image de Balotelli aujourd'hui, victime du cliché « Bad-Boy » donné par les médias ? 

    Mais bien sûr que non. Je ne suis absolument pas un « bad boy ». Je n'ai jamais eu le moindre problème, si ce n'est l'incident avec Barton. Hormis ce sombre épisode qui n'est absolument pas de ma faute, mais je n'ai jamais fait de folie en tant que joueur. Dans toute ma carrière, si j'ai été expulsé deux fois, c'est le grand maximum. Je ne vois pas en quoi on peut dire que je suis comparable à Balotelli.  

    On parle beaucoup de Pep Guardiola pour remplacer Roberto Mancini en fin de saison, depuis les arrivées de Soriano et Bergistain dans la direction de Manchester City. Crois-tu vraiment en l'arrivée de Pep ?

    Oui, forcément, Tixki va préparer le terrain pour Guardiola. A mon avis, c'est possible, mais je ne sais pas si les grands dirigeants voudront mettre fin au travail de Mancini.   

    Crois-tu que tu aurais été en droit d'espérer une place en tant que recruteur (par exemple) pour Manchester City avec la nouvelle construction du staff, à l'image de Patrick Viera ?  

    Non, je ne pense pas avoir joué assez longtemps pour espérer ce genre de poste. A la rigueur, je trouverais juste que la Lazio fasse appelle à moi mais City, c'est moins possible. Je n'ai pas vraiment marquer l'histoire du club pour faire partie de l'équipe technique. Un an et demi, ce n'est pas suffisant.  

     

    Toi, qui a bien connu Mancini lors de ton passage à la Lazio Rome, comment expliques-tu le contraste entre ces résultats en nationaux et européens?  

    Je ne sais pas justement, je me pose la question sans pouvoir y répondre. Il fait de très bonne chose en championnat, il réussi en coupe nationale, mais en Ligue des Champions, c'est totalement différent. Avec la Lazio, on s'était fait éliminer, avec l'Inter, la même chose et aujourd'hui, il connait le même problème avec Manchester City. Franchement, je ne comprends pas. 

    En Ligue des Champions, Roberto Mancini n'a jamais été plus loin  qu'en quart de finales avec l'Inter Milan.. Ne penses-tu pas que le  changement de coach avec une meilleure expérience en Champions League  comme en l'occurence Guardiola, ne ferait pas passer un cap à City sur  le plan Européen?

    Pour le moment, c'est clair que non.  Surtout pas pour l'instant. En fin de saison, pourquoi pas, selon le bilan. Mais au moment où je vous parle, c'est primordial de la laisser en place. Il faut attendre de voir ce qu'il se passe, comme l'on fait les dirigeants l'an dernier.   

    Tu as confiance en Mancini pour les années à venir ?  

    Bien sûr, c'est un grand coach.  

    La mentalité a t-elle changé à City depuis l'arrivée du Cheikh Mansour et du titre ?

    En arrivant avec leurs moyens, les investisseurs ont fait de Manchester City l'un des meilleurs clubs du monde. En changeant les mœurs et en achetant de grands joueurs, le reste a suivi. Cela a tout changé dans la façon de penser.  

    Les supporters sont-ils plus confiant et moins looser comme dans leur histoire  ?

    Ils attendaient ce titre depuis très longtemps, ils souffraient beaucoup de la supériorité de United par rapport à eux. Je considère City comme un grand club qui dormait, qui s'était enfermé. L'arrivée des Emiratis d'être au niveau qu'il mérite.  

    Te souviens-tu d'un moment marquant lors de ton passage à City ? Un match, une anecdote qui t'a marqué durant ton année et demi chez les Citizens ?  

    Non, pas vraiment un match marquant. En fait, c'est plutôt l'attachement et la mentalité des supporters envers le club que je n'oublierais jamais. J'ai vraiment adoré la façon dont il vivait le football, unis dans la victoire comme dans la défaite. Ils ont une vraie culture sportive en fait.  

    Cette « culture sportive » selon tes propos, est-elle vraiment différente de l'Italie ?  

    Clairement ! En Italie, c'est le résultat qui compte plus que tout, la moindre défaite est un drame. Peu importe la façon de jouer. En Angleterre, les gens ont plus de faciliter à mordre la défaite, ils sont plus compréhensifs. Là-bas, beaucoup se disent : « On va se refaire au prochain match ». Les Italiens ont la haine de la défaite, elle est tout de suite dramatique.  

    Souhaites-tu devenir, comme beaucoup de tes compères, devenir entraineur plus tard ?  

    Absolument pas. Je ne souhaite absolument pas devenir entraîneur. Actuellement, je m'occupe d'une marque de vêtements avec des amis qui fonctionne plutôt bien. Dans le football, je ne fais plus rien en ce moment. Pourquoi pas revenir ? Oui, mais pas comme entraîneur. 

     

    Toute l'équipe de Mancity.fr tenait à remercier Ousmane, pour sa disponibilité, sa proximité et surtout sa gentillesse ainsi que le site artn'sport qui nous a été d'une aide précieuse.





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